La galerie Bailly Contemporain, située quai Voltaire, expose du 18 au 29 juin une trentaine d'oeuvres. Les techniques et les styles sont multiples: huiles sur toile très colorées et pleines de mouvement, dessins, aquarelles, lithographies ou gravures. L'exposition coïncide avec les deux concerts des Stones en France, samedi au Stade de France et lundi à Lyon.

Vendredi après-midi, quelques heures avant le vernissage, Ronnie Wood, tout sourire, a découvert l'accrochage de ses toiles dans la galerie, veillant à ce qu'aucune ne soit reléguée dans un coin moins en vue.

Il s'agit pour l'essentiel de portraits. Nombre d'entre eux mettent en scène les Stones, bien évidemment, et certains sont consacrés à d'autres "rock stars", Jimi Hendrix, Slash ou Bob Marley.

"Si on arrive à saisir la magie d'un regard, tout le reste suit", souligne Wood, qui peint depuis l'âge de 12 ans et a étudié à l'école des beaux-arts d'Ealing, à Londres, avant de rejoindre les Stones en 1975.

"Ce qui m'intéresse, c'est de retranscrire le mouvement à travers la simplicité des lignes, c'est la chose la plus dure à réussir, affirme-t-il. Ca marche particulièrement bien pour une nouvelle série que je fais sur fond noir: une simple ligne blanche exprime tellement de choses quand on peint en négatif!" De fait, cette série est la plus réussie de toutes celles qui sont exposées.

"J'utilise toutes les techniques, des petits croquis au crayon jusqu'aux immenses huiles sur toile. En ce moment, ma préférée est l'acrylique car elle sèche plus vite, dit-il en riant. Mais au bout du compte, j'aime particulièrement la peinture à l'huile: elle est tellement malléable, on peut explorer les choses beaucoup plus en profondeur".

"La peinture est une force motrice de mon existence, je ne pourrais pas vivre sans, insiste-t-il. Je suis aussi collectionneur. Je viens d'acquérir ma première estampe de Toulouse-Lautrec, j'ai un petit dessin de Matisse que j'adore, de petites gravures de Rembrandt, deux de Georges Braque. J'ai aussi une grosse collection d'oeuvres du peintre irlandais William Orpen".

Mais au fait, que pensent les autres Stones, Mick Jagger, Keith Richards et Charlie Watts, de sa peinture? "Ils n'en parlent pas beaucoup, mais ils l'aiment en secret, s'amuse-t-il. Ils respectent mon travail".

Wood assure enfin que vendre des toiles pendant cette exposition parisienne n'est pas son objectif: "De toute façon, c'est un crève-coeur de m'en séparer! Quand c'est le cas, je m'assure de pouvoir en garder une copie. J'ai déjà vendu certaines de mes peintures favorites, pour pas mal d'argent, mais elles me manquent encore!"

Source : news.fr.msn.com